Lettere dall’Iran

Lettre ouverte d’un franco-iranien de 17 ans

Bonjour, amis, amies, journalistes, femmes et hommes politiques et tout simplement femmes et hommes qui voudront bien lire cette lettre.

Il y a de cela une semaine, dans une ville orientale lointaine, une ville de lumières, une ville d’amour mais aussi une ville de haine, de peur et de barbarie, un événement magnifique s’est produit. Dans cette ville, Téhéran, un homme, le cinéaste Jafar Panahi, alors qu’il était emprisonné depuis trois mois dans la sinistre prison politique d’Evin, vient d’être libéré. Qu’a-t-il fallu pour cela ?

Qu’a-t-il fallu pour que soit assurée sa liberté ?

Quelque part, à  des kilomètres à l’Ouest, quelque part où les photographes, journalistes et personnalités de ce monde aiment à se rendre.
Quelque part sur la Côte d’Azur où se déroule le plus grand festival de cinéma de la planète.
Car le cinéma est une famille et que Jafar Panahi en est un membre à part entière, qu’il avait de surcroît été nommé juré à Cannes, et qu’il fallait se battre pour sa liberté.

Or les autorités iraniennes ne l’ont pas laissé s’y rendre ! Bien sûr, tout ceci est aujourd’hui dérisoire, le plus important demeurant sa libération et pas sa présence sur un siège pour regarder des films.
Mais comment a-t-il pu être libéré ?

Bien sûr, il y a eu versement d’une caution (150 000 euros) mais comment le sanguinaire, violent, et inhumain tribunal iranien a-t-il pu libérer cet homme dont les films avaient pour seul tort de montrer le criant manque de liberté dans le pays ?
Ceci a été rendu possible durant ce festival de Cannes, grâce à une énorme mobilisation pour réclamer sa libération, et la lecture par Monsieur le Ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand ,de deux lettres du cinéaste aussi touchantes, choquantes que terrifiantes. Jafar Panahi a en plus pu compter sur les interventions de Juliette Binoche, d’Abbas Kiarostami, de Kristin Scott Thomas et bien d’autre.

La pression internationale de ces hommes et femmes de Culture a-t-elle inquiété ses geôliers ?
Si oui, cela signifie que la Culture, la mobilisation et le combat des lettres a vaincu la politique brutale du Régime Iranien.
Mais, si je vous adresse aujourd’hui cette lettre, ce n’est pas dans le but de me réjouir d’une libération tant attendue et si émouvante, c’est pour lancer un appel.

Depuis le 12 juin, et l’organisation d’élections massivement truquées en République islamique, les Iraniens du monde entier se battent pour changer ce Régime totalitaire qui redoute tant sa défaite. Alors que le Président américain Barak Obama tendait pour la première fois la main aux mollahs, les Iraniens descendaient dans la rue et criaient cette envie de changement. Très vite, ils se sont rendus compte qu’ils ne pourraient compter que sur eux, et que ce n’est que tous ensemble et à leurs risques et périls, qu’ils pourraient changer leur avenir.

Depuis, des centaines d’entre eux sont morts sous les balles des fusils. Comment ne pas se rappeler ces terrifiantes images de Neda, cette jeune et magnifique iranienne, abattue devant nous. Or des Neda, il y en a eu tant d’autres, anonymes, qui n’ont pas été filmées par un téléphone portable. Pire, depuis, certains ont été pendus comme modèle.
Ainsi, en soutien au peuple iranien et à leur lutte,

Je demande aux hommes et aux femmes du monde entier qui ne souhaitent que la liberté, de se battre à leurs côtés.

Je demande aux journalistes du monde entier, malgré leur expulsion d’Iran et donc le manque cruel d’images, de ne pas considérer la révolte iranienne comme une histoire passée et de continuer à en parler.
Je demande à Monsieur le Président Sarkozy de revendiquer explicitement son soutien à la cause du peuple iranien.
Je demande à chacun des Ministres des Affaires Etrangères de la planète de respecter le combat du peuple iranien et de ne pas négocier avec ce Régime assassin.
Je demande à Monsieur le Président Obama de condamner fermement tous les actes de tuerie et de barbarie dont s’est rendu coupable le Régime iranien.
Je demande à tous les chefs d’Etat de ne pas faire l’impasse sur cette révolte et de soutenir ce mouvement de contestation ainsi que d’appeler à la paix, la liberté et la démocratie en Iran.
Je demande aux chefs d’Entreprise occidentaux de laisser pour une fois la loi du marché de côté et de cesser de traiter avec ce Régime aux mains ensanglantées.

Je demande à tous les hommes de Culture de montrer leur soutien avec cette lutte courageuse et unique dans la région par des gestes et actions symboliques telle l’organisation d’événements culturels, de concerts, le port de brassards ou tout autre geste qui pourrait paraître insignifiant mais qui a son importance dans le symbole.

J’appelle le monde entier à comprendre que l’Iran du peuple est à l’opposé de l’Iran des Mollahs.

Je demande la libération de toutes les femmes et les hommes emprisonnés en Iran pour avoir exprimé leur opinion et défendu leurs droits.
Je demande la paix, la liberté et la démocratie pour cette terre lointaine qui, au même titre que la France, est aussi mon pays.

Je vous demande de transmettre cette lettre afin qu’elle soit lue par le plus grand nombre d’entre vous.

Je vous remercie,

Delazad Deghati

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Saïdeh Montazéri: Monsieur. Moussavi, s’il vous plait, réfléchissez un petit peu

Monsieur Mir-Hossein Moussavi, s’il vous plait, réfléchissez un petit peu sur ce que le procureur de Téhéran (Djafari Dolatabadi) a dit. Vous pourriez ne pas prendre les remarques qu’il a faites hier comme un signe de bonne volonté mais l’éthique et les paroles de l’Imam Ali : « Prenez en considération ce qui est dit, pas qui l’a dit. »

Après votre réaction aux récentes exécutions politiques, Monsieur Djafari Dolatabadi a dit de vous lors d’un discours : « Comment ceux qui prétendent suivre la ligne de l’imam peuvent-ils oublier qu’il nous avait appris à résister aux groupes dissidents ?…C’était lui le premier ministre pendant les années où les hypocrites furent exécutés sur l’ordre de l’imam Khomeiny. Comment a-t-il pu obéir alors si l’on considère sa déclaration actuelle ? »

Monsieur Mir-Hossein Moussavi, je n’ai pas l’intention de confirmer ses dires, mais il ne serait pas mauvais d’en conclure que nous devons être critiques, c’est ce dont la société a besoin. Pourquoi avons-nous tous sauvegardé virtuellement l’historique de nos faits et gestes, pour que la future génération puisse nous critiquer ? C’est notre devoir collectif de critiquer notre passé et, en cas d’erreurs, nous devons tenter de les réparer. C’est d’autant plus important pour les politiciens. Avant que la génération future ne critique ces politiciens, ils devraient tenter de faire eux-mêmes leur autocritique. Vous savez bien sûr combien cette critique peut être utile au Mouvement Vert.

Il doit être clairement établi comme un principe critique que personne n’est à l’abri de l’erreur et nous devrions nous baser sur ce Hadith du Prophète : « Tous les enfants d’Adam sont faillibles et les meilleurs réussiront à le reconnaître. »

Dans l’espoir que ce jour viendra

Dans l’espoir de la recherche de la voie de la droiture et de la vérité.

Cher Farzad, nous avons honte ! Nous, sommes indignes et nous avons honte !

Journaliste et responsable de Tahkim Vahdat à Ispahan, Bahram Esmaeilbeigi écrit une lettre pour exprimer ses sentiments après la mort de Farzad Kamangar

Par BAHRAM ESMAEILBEIGI
Mardi 11 Mai 2010

Nous avons honte. Nous avons honte car nous t’avons regardé nous quitter sans bouger. Nous t’avons regardé boiter et nous n’avons rien dit. Je ne sais pas si c’était ton sourire qui nous hypnotisait ou peut-être nos pieds qui ne voulaient pas marcher à ta rencontre. Je ne sais pas, mais nos mains étaient liées. Tu étais peut-être trop grand pour nous. Quelque en soit la raison, nous avons pris des leçons de résistance et nous avons ressenti la peur. Quelque en soit la raison, nous avons vu que l’on pouvait mourir, même debout.

Nous avons honte. Nous avons honte parce que nous savions que tu ne nous reviendrais pas et que nous avons continué à vivre ! Nous te prenions toujours en exemple mais nous ne nous sommes pas montrés.

Tu es devenu le Christ de nos idéaux et notre silence est devenu une corde autour de ton cou. Nous avons honte. Nous avons honte du visage douloureux d’une femme qui n’a pas arrêté de semer des graines d’espoir quand tu n’étais pas là, et maintenant que tu es parti, elle apprend la patience.

Et maintenant, ni le regard de ta mère ni les mots de ton avocat ne nous donnent plus d’espoir. Maintenant je vois ta haute silhouette sur les montagnes de Shahou et je vois ton enfance à la ferme. Maintenant, nous prions de Kamyaran à Kermanshah.

Nous sommes trop embarrassés pour venir. Autrement nous le ferions, nous sacrifierions notre dignité  à ta noblesse. Non que nous soyons trop faibles de cœur pour venir, c’est juste que nous avons trop honte pour regarder les murs de ta classe. Le silence n’est pas une réponse aux questions de tes élèves. Nos langues sont paralysées. Nous sommes tellement rouges de honte que notre espoir vert devient méprisable devant ta persévérance.

Pardonne nous Farzad. Nos mains sont liées et nos cœurs vides. Admets juste que nos cœurs sont absents, des cœurs qui, en ce moment, ont semé la politique et récolté les compromis. Admets juste que nos mains sont trop liées.

Nous des élèves paresseux qui apprenons la persévérance et l’humanité et tu es notre maître même quand tu te balances au bout d’une corde.

Farzad, tu nous pousses à avancer alors que nos jambes boitent et que nous allons dans la mauvaise direction. Nous prenons la place des arbres et de l’air frais. C’est pourquoi la pollution t’ennuyait.

Nous avons honte Farzad. Nous sommes indignes et nous avons tous trop honte.

Bahram Esmaeilbeigi

Lettera di Shirin Alam Hooli nella quale descrive le torture fisiche e psicologiche nel carcere di Evin

Shirin Alam Hooli è stata giustiziata il 9 maggio 2010, insieme ad altri quattro prigionieri politici. Questa è una delle sue lettere dal carcere di Evin.

Le forze di sicurezza iraniane, alcuni in uniforme altri no, mi hanno arrestata nell’aprile del 2008 a Teheran.
Sono stata immediatamente trasferita al Centro di Detenzione di Sepah e tenuta lì per 25 giorni.
L’attimo che sono entrata nel centro di detenzione hanno iniziato a picchiarmi senza farmi domande o attendere una mia risposta.

Ho trascorso 22 giorni in sciopero della fame. Durante questi giorni ho sopportato torture di ogni genere, sia fisiche sia psicologiche.
I miei inquisitori erano tutti uomini. Mi picchiavano con manganelli elettrici, cavi, pugni e calci, finché non perdevo i sensi. Poi mi legavano ad un letto.
A quel tempo avevo difficoltà sia nel parlare sia nel capire il farsi. Quando non ero in grado di capire le loro domande, mi picchiavano fino a farmi perdere i sensi.

Le loro torture finivano solamente quando arrivava il momento della preghiera, in quei attimi mi dicevano che avrei dovuto pensare, in modo che quando sarebbero ritornati avessi pronte le risposte che volevano.
Una volta tornati, io però non ero ancora in grado di rispondere, allora mi picchiavano di nuovo, ed anche questa volta fino a farmi perdere i sensi. Poi mi versavano addosso acqua fredda.

Quando hanno visto che non cedevo e che continuavo nello sciopero della fame, hanno cercato di alimentarmi artificialmente, ho di nuovo resistito strappandomi i tubi dal naso. Questo mio gesto è stato fisicamente molto doloroso oltre ad avermi fatto perdere molto sangue. Tutt’ora, anche se sono passati due anni, soffro per quel che ho fatto a me stessa.

Un giorno, durante gli interrogatori mi hanno dato dei calci fortissimi allo stomaco, erano così forti che ho avuto gravi emorragie interne.
Un’altra volta un interrogatore (l’unico che abbia mai visto in viso, tutte le altre volte ero sempre bendata in loro presenza) ha iniziato a farmi delle domande non pertinenti. Quando mi sono rifiutata di rispondergli, mi ha dato uno schiaffo e ha tirato fuori una pistola, me l’ha puntata alla testa e mi ha detto: “Rispondi alle domande. So che sei un membro del PJAK, so che sei una terrorista. Ascoltami ragazza non importa se parli o no, in ogni caso siamo felici di aver catturato un membro del PJAK”.

Una volta un medico è venuto a visitarmi, io mi trovavo in uno stato semi cosciente. Il medico ha chiesto che venissi trasferita in ospedale. L’interrogante allora ha chiesto al medico: “Perché deve andare in ospedale? Non può essere curata qui?”
Il medico ha risposto: “Non è per curarla, è per aiutarla a confessare”.

Il giorno dopo, ammanetta e bendata sono stata portata all’ospedale. Il medico mi ha fatto un’iniezione. Ho perso i sensi e in apparenza, quanto dicono loro, ho iniziato a parlare e a rispondere a tutte le domande che mi facevano esattamente nel modo che gli interroganti volevano. Hanno filmato tutto.
Una volta ripreso il controllo di me stessa e della mia mente, ho chiesto loro dove mi trovassi, e solo allora mi sono accorta di trovarmi in un letto d’ospedale. Poi, poco dopo mi hanno di nuovo trasferita in cella.

Sembrava però che a loro non bastasse la mia presunta confessione, volevano che soffrissi ancora di più.
Mi hanno costretto ad alzarmi in piedi, dopo che mi avevano picchiato i piedi, facevano tanto male che erano completamente gonfi. Poi ci hanno versato su del ghiaccio.

Dalla mia cella sentivo le urla degli altri prigionieri, giorno e notte, ciò mi ha terrorizzata ancora di più.
Più tardi però ho capito che le urla erano state registrare in modo da torturarmi anche psicologicamente.
A volte mi facevano sedere per ore intere nella stanza degli interrogatori, versandomi addosso acqua fredda, per ore e ore.

In un’atra occasione ero sempre bendata e mi trovavo nella stanza degli interrogatori. L’interrogante mi ha bruciato la mano con la sigaretta, un’altra volta l’interrogante mi ha schiacciato i piedi con le scarpe, finché le mie dita non sono diventate nere, ho avuto la sensazione che si staccassero.
A volte mi costringevano a stare nella stanza degli interrogatori per tutto il giorno, non mi facevano nessuna domanda, perché erano intenti a risolvere dei cruciverba. Volevano essere sicuri che io soffrissi.

Dopo il rilascio dall’ospedale hanno deciso di trasferirmi alla sezione 209 nel carcere di Evin, a causa delle mie ferite, non sono stata in grado di camminare fino alla sezione 209. Allora mi hanno tenuta fuori dalla sezione 209 per un giorno intero e poi finalmente sono stati cotretti a portarmi di nuovo alla clinica della prigione.

Avevo perso la cognizione del tempo, non sapevo più se era giorno o notte. Non so quanto tempo rimasi nella clinica della prigione, ma appena mi fui rimessa un poco, mi hanno trasferita alla sezione 209, e allora gli interrogatori sono di nuovi iniziati.

Nella sezione 209 avevano una tattica tutta loro di interrogare, giocavano spesso al poliziotto buono e al poliziotto cattivo.

Prima veniva l’interrogatore “cattivo” minacciandomi di torture e dicendomi che lui non era legato a nessuna legge e quindi avrebbe potuto fare di me tutto quello che voleva.
Poi l’interrogatore “buono” veniva per fermare l’interrogatore “cattivo”, mi offriva una sigaretta e l’intera scena si ripeteva per ore.

Quando non mi sentivo bene, a causa delle torture e dell’emorragia interna, mi iniettavo solo antidolorifici, così passavo anche intere giornate dormendo.
Dalla sezione 209 non mi avrebbero mai portata alla clinica della prigione per curarmi.

Shirin Alam Hooli, prigione di Evin, 18 gennaio 2010

La moglie di Jafar Kazemi, prigioniero politico condannato a morte, scrive al segretario generale delle Nazioni Unite

ENGLISH

La moglie di Jafar Kazemi ha chiesto con una lettera al segretario generale delle Nazioni Unite e al Commissario del UNCHR di salvare il marito dall’esecuzione.

Jafar Kazemi è stato arrestato il 18 settembre 2009 e condannato a morte. In una lettera scritta al segretario generale delle Nazioni Unite e pubblicata da HRDAI, la moglie di Kazemi descrive il calvario della famiglia in seguito all’arresto del marito.

La seguente è la traduzione dall’inglese della lettera di Roudabeh Akbari:

Il mio nome è Roudabeh Akbari. Sono una casalinga, sposata con il prigioniero politico Jafar Kazemi e madre di due bambini.

Mio marito è stato arrestato il 18 settembre 2009 alle ore 6:00 del mattino a Haft-Hoz (via di Teheran) a Teheran. In seguito all’arresto non abbiamo avuto sue notizie per due settimane. In carcere mio marito è stato torturato per tre giorni e poi è stato messo in isolamento per 74 giorni. Le condizioni dell’isolamento erano estreme.

Mio marito è stato accusato di sostenere e di far propaganda per l’Organizzazione dei Mojahedin Khalq (MKO), così come di aver fatto visita a nostro figlio nel Camp Ashraf (campo dell’Organizzazione MKO in Iraq).

In carcere, dopo essere stato torturato e aver trascorso tre mesi in isolamento, mio marito è stato sottoposto a pressioni per farlo confessare. Di fronte alla sua resistenza, lo hanno di nuovo torturato e rotto tre dei suoi denti. Attualmente mio marito rimane in uno stato preuccupante sia  fisicamente che emotivamente.

Alla fine del primo processo, durante il quale il giudice Moghiseh lo ha condannato a morte, l’avvocato di mio marito a contestato la sentenza verbalmente. L’avvocato sosteneva che la condanna era eccessiva e illegittima, per l’accusa di propaganda antigovernativa.
Il giudice sostené di aver agito in quel modo, perché messo sotto pressione da parte delle autorità governative.

Secondo l’avvocato di mio marito, durante il secondo processo, il giudice non ha nemmeno guardato la relazione fatta dall’avvocato difensore, la quale conteneva tre pagine di argomenti contrari all’accusa di propaganda antigovernativa. Il giudice, in una sentenza di due linee ha confermato la sentenza della Corte iniziale, la quale aveva condannato Kazemi a morte.
Zargar era il giudice che ha presieduto l’udienza d’appello.

Durante un interrogatorio, uno dei suoi aguzzini ha detto a mio marito: “Abbiamo bisogno di sacrificare alcuni per salvare il regime, e il tuo nome è stato scelto tra altri.”
A mio marito è stato di nuovo chiesto di confessare per gli eventi accaduti nel giorno dell’Ashura del 27 dicembre 2009, ma lui ha rifiutato, essendo stato arrestato tre mesi prima dei fatti del giorno dell’Ashura.
L’interrogante ha minacciato mio marito dicendogli che se si fosse rifiutato di confessare, avrebbero torturato la moglie e i figlio davanti ai suoi occhi.

Nonostante le minacce fatta verso la sua famiglia, mio marito ha continuato a resistere e non ha confessato.
L’interrogante ha reagito, a questa mancanza di collaborazione, dicendo a mio marito che la sua esecuzione era ormai certa. Dopo 74 giorni di isolamento. La moglie di Jafar Kazemi ha chiesto con una lettera al segretario generale delle Nazioni Unite e al Commissario del UNCHR di salvare il marito dall’esecuzione.

Jafar Kazemi è stato arrestato il 18 settembre 2009 e condannato a morte. In una lettera scritta al segretario generale delle Nazioni Unite e pubblicata da HRDAI, la moglie di Kazemi descrive il calvario della famiglia in seguito all’arresto del marito.

La seguente è la traduzione dall’inglese della lettera di Roudabeh Akbari:

Il mio nome è Roudabeh Akbari. Sono una casalinga, sposata con il prigioniero politico Jafar Kazemi e madre di due bambini.

Mio marito è stato arrestato il 18 settembre 2009 alle ore 6:00 del mattino a Haft-Hoz (via di Teheran) a Teheran. In seguito all’arresto non abbiamo avuto sue notizie per due settimane. In carcere mio marito è stato torturato per tre giorni e poi è stato messo in isolamento per 74 giorni. Le condizioni dell’isolamento erano estreme.

Mio marito è stato accusato di sostenere e di far propaganda per l’Organizzazione dei Mojahedin Khalq (MKO), così come di aver fatto visita a nostro figlio nel Camp Ashraf (campo dell’Organizzazione MKO in Iraq).

In carcere, dopo essere stato torturato e aver trascorso tre mesi in isolamento, mio marito è stato sottoposto a pressioni per farlo confessare. Di fronte alla sua resistenza, l’hanno di nuovo torturato e gli hanno rotto tre dei suoi denti. Attualmente mio marito rimane in uno stato preuccupante sia  fisicamente che emotivamente.

Alla fine del primo processo, durante il quale il giudice Moghiseh l’ha condannato a morte, l’avvocato di mio marito a contestato la sentenza verbalmente. L’avvocato sosteneva che la condanna era eccessiva e illegittima, per l’accusa di propaganda antigovernativa.
Il giudice sostené di aver agito in quel modo, perché messo sotto pressione da parte delle autorità governative.

Secondo l’avvocato di mio marito, durante il secondo processo, il giudice non ha nemmeno guardato la relazione fatta dall’avvocato difensore, la quale conteneva tre pagine di argomenti contrari all’accusa di propaganda antigovernativa. Il giudice, in una sentenza di due linee ha confermato la sentenza della Corte iniziale, la quale aveva condannato Kazemi a morte.
Zargar era il giudice che ha presieduto l’udienza d’appello.

Durante un interrogatorio, uno dei suoi aguzzini ha detto a mio marito: “Abbiamo bisogno di sacrificare alcuni per salvare il regime, e il tuo nome è stato scelto tra altri.”
A mio marito è stato di nuovo chiesto di confessare per gli eventi accaduti nel giorno dell’Ashura del 27 dicembre 2009, ma lui ha rifiutato, essendo stato arrestato tre mesi prima dei fatti del giorno dell’Ashura.
L’interrogante ha minacciato mio marito dicendogli che se si fosse rifiutato di confessare, avrebbero torturato la moglie e i figlio davanti ai suoi occhi.

Nonostante le minacce fatta verso la sua famiglia, mio marito ha continuato a resistere e non ha confessato.
L’interrogante ha reagito, a questa mancanza di collaborazione, dicendo a mio marito che la sua esecuzione era ormai certa. Dopo 74 giorni di isolamento nel reparto 209, mio marito è stato portato in un luogo chiamato la suite, per essere poi trasferito, una settimana dopo, nella cella 350.

Per tre settimane, nonostante i ripetuti tentavi da parte mia e di mio figlio, si sono rifiutati di farcelo vedere.

Quale legge, in quale paese o stato che predica l’etica far visita al proprio figlio è un crimine? Se la Repubblica islamica ritiene che far visitare al proprio figlio da parte di un padre è un crimine punibile con la morte, allora mio marito è colpevole.

Data la situazione critica dei prigionieri politici e considerando la totale mancanza di volontà di rivedere le sentenze, inumani e illegali, dei tribunali contro detenuti innocenti, chiedo un immediata amnistia per tutti coloro che sono stati condannati a morte.

Quello che ho descritto sopra non è successo solo a mio marito e alla nostra famiglia. Tutte le famiglie dei prigionieri politici si trovano attualmente nelle stesse condizioni, condizioni psicologiche strazianti. Tutte le famiglie dei prigionieri politici vogliono un’azione immediata da parte delle Nazioni Unite e il UNCHR.

Cordiali saluti

Roudabeh Akbari, moglie del prigioniero politico Jafar Kazemi

maggio 2010