Mese: maggio 2010

Torturé et violé pour avoir protesté dans la section « niche » de la prison

Saeed Valadbaygi 28 mai 2010

Téhéran, le 28 mai – les détenus d’un bloc cellulaire de Karadj surnommé « la niche » sont harcelés et torturés, leurs mains, leurs pieds et quelquefois leurs mâchoires brisés par le traitement brutal du responsable du bloc où ils sont envoyés pour avoir protesté a appris Iran Focus.Saman Mohammadian et Mohsen Bigvand, deux détenus de cette prison de Gohardasht, sont actuellement à l’infirmerie et plus d’une dizaine sont à l’isolement suivant les militants des droits humains et de la démocratie en Iran.

Un autre parmi les nombreux prisonniers de la niche torturés c’est Bahram Tasviri, 30 ans, emprisonné depuis six ans. Il a été mis à l’isolement pendant cinq jours il y a environ six semaines pour avoir protesté contre les insultes que Youssefi, un fonctionnaire de la prison, avait proféré contre sa famille.

Tasviri a demandé à appeler sa famille, mais les gardiens ont refusé. D’après les rapports, le responsable de la niche, Hassan Akharian, a appelé la mère de Tasviri pour lui dire que son fils était mort et qu’ils pouvaient récupérer le corps à l’infirmerie pour l’enterrer. En entendant la nouvelle, la mère de Tasviri a fait un arrêt cardiaque et a du être hospitalisée.

Akharian a alors dit à Tasviri que sa mère était à l’hôpital. Tasviri demanda à appeler sa famille et de nouveau, on lui refusa l’appel téléphonique. Ces cinq jours étaient alors écoulés et il entrait dans le septième. Mais les fonctionnaires de la prison refusèrent de le faire sortir de l’isolement. Il demanda alors à voir le directeur de la prison, mais cette requête fut également refusée. Pour en finir avec cette situation intolérable Tasviri a fini par s’immoler par le feu. Les gardiens ont envahi la cellule, lui ont pulvérisé du poivre dans les yeux et l’ont battu sur la tête et au visage avec des bâtons.

Tasviri a été  emmené dans une autre cellule servant de salle de torture alors que son corps était brûlé. Il était entravé et avait les yeux bandés et a été tellement longtemps torturé avec des bâtons qu’il a eu les mains et les pieds cassés. Puis il a été déshabillé et sodomisé avec des bâtons par Mirza Aqayi, l’officier de service et deux gardes nommés Youssefi et Shirkhani jusqu’à ce que ce prisonnier sans défense s’évanouisse ; les gardes lui ont aspergé le visage pour le faire revenir à lui puis ont continué la même torture. Toutes les tortures ont été faites sous la direction de Hassan Akharian.

Tasviri a ensuite été  ramené dans une cellule individuelle. Il était déshabillé  et sans rien pour se couvrir, sur un sol en ciment humidifié par les gardiens. Tasviri est resté ainsi un mois, les mains et les pieds cassés, le corps blessé, meurtri et sanguinolent. Ses pieds s’infectèrent et il finit par tomber dans le coma, les gardiens furent alors obligés de l’emmener à l’infirmerie. L’infirmerie commença par refuser de l’admettre car il était mourant et ils ne voulaient pas en être responsable. A la fin, le Docteur Razavi l’admit, le ramena à la conscience et dit aux fonctionnaires de la prison qu’il avait besoin d’une opération urgente. Mais Akharian refusa et le remit à l’isolement pendant deux jours au bout desquels il put être opéré à cause de la pression exercée par l’infirmerie.

Les parents de Tasviri ont porté plainte pour les crimes commis contre leur fils en prison et Bahram Tasviri a également porté plainte auprès de l’inspection pénitentiaire. Un individu nommé Réza Torabian l’a menacé lui disant que, s’il ne retirait pas sa plainte, il devrait en subir les conséquences. Il risque de mourir en prison.

Samedi et dimanche Akharian a recommencé à battre Tasviri devant d’autres prisonniers ave une matraque pour le forcer à retirer sa plainte.

D’autres prisonniers sont dans la même situation et certains sont à l’isolement. Il s’agit de Ahmad Ashkan, Reza Djalaleh, Madjid Afshar, Mohsen Bigvand, Taqi Nazari, Mehdi Sourani (mâchoire fracturée suite à des tortures et cependant à l’isolement), Qeisar Ismaili, Madjid Mahmoudi, Nasser Quchanlou, Hossein Karimi, Hamid Ashki, Shir-Mohammad Mohammadi et Hassan Sharifi, à l’isolement depuis six mois sans raison valable et torturé quotidiennement

Source :http://www.astreetjournalist.com/2010/05/28/tortured-and-raped-for-protesting-in-doghouse-prison/

Saïdeh Montazéri: Monsieur. Moussavi, s’il vous plait, réfléchissez un petit peu

Monsieur Mir-Hossein Moussavi, s’il vous plait, réfléchissez un petit peu sur ce que le procureur de Téhéran (Djafari Dolatabadi) a dit. Vous pourriez ne pas prendre les remarques qu’il a faites hier comme un signe de bonne volonté mais l’éthique et les paroles de l’Imam Ali : « Prenez en considération ce qui est dit, pas qui l’a dit. »

Après votre réaction aux récentes exécutions politiques, Monsieur Djafari Dolatabadi a dit de vous lors d’un discours : « Comment ceux qui prétendent suivre la ligne de l’imam peuvent-ils oublier qu’il nous avait appris à résister aux groupes dissidents ?…C’était lui le premier ministre pendant les années où les hypocrites furent exécutés sur l’ordre de l’imam Khomeiny. Comment a-t-il pu obéir alors si l’on considère sa déclaration actuelle ? »

Monsieur Mir-Hossein Moussavi, je n’ai pas l’intention de confirmer ses dires, mais il ne serait pas mauvais d’en conclure que nous devons être critiques, c’est ce dont la société a besoin. Pourquoi avons-nous tous sauvegardé virtuellement l’historique de nos faits et gestes, pour que la future génération puisse nous critiquer ? C’est notre devoir collectif de critiquer notre passé et, en cas d’erreurs, nous devons tenter de les réparer. C’est d’autant plus important pour les politiciens. Avant que la génération future ne critique ces politiciens, ils devraient tenter de faire eux-mêmes leur autocritique. Vous savez bien sûr combien cette critique peut être utile au Mouvement Vert.

Il doit être clairement établi comme un principe critique que personne n’est à l’abri de l’erreur et nous devrions nous baser sur ce Hadith du Prophète : « Tous les enfants d’Adam sont faillibles et les meilleurs réussiront à le reconnaître. »

Dans l’espoir que ce jour viendra

Dans l’espoir de la recherche de la voie de la droiture et de la vérité.

URGENT – Appel à l’action : Madjid Tavakoli en grève de la faim après son transfert à l’isolement.

ITALIAN

Madjid Tavakoli a été transféré à l’isolement dans une cellule du bloc 240 de la prison d’Evine. On lui a ordonné d’y rester dix jours.

Apres son transfert, Tavakoli s’est déclaré en grève de la faim sèche (ni nourriture ni boisson) jusqu’à son retour au quartier commun de la prison. Suivant RAHANA, Tavakoli a informé quelques prisonniers de son intention de faire la grève de la faim en cas de transfert à l’isolement.

La semaine dernière, la santé de Madjid Tavakoli se serait dégradée au point qu’il n’arrivait plus à parler correctement et avait été envoyé à l’infirmerie de la prison à plusieurs occasions. La famille de Madjid Tavakoli est très inquiète de son état physique.

SAMEDI 15 MAI 2010 – LA FAMILLE DE MADJID TAVAKOLI A ECRIT UNE LETTRE OUVERTE A SADEGH LARIDJANI

Samedi 15 mai 2010, la famille de Madjid Tavakoli a écrit une lettre ouverte à Sadegh Laridjani pour protester contre la conduite illicite de la justice et exiger que le procès de Madjid Tavakoli soit révisé.

Le détail des violations de la loi de la part de la justice dans le procès de Madjid Tavakoli est enregistré dans cette lettre. La famille a demandé l’intervention du responsable de la justice dans ce dossier.

Quelques extraits de la lettre :

  • « Nous avons beaucoup de choses à dire. Si nous les disons, la justice apparaîtra tellement déloyale que l’on croira qu’elle est morte. Si cette sorte d’attitude envers la machine judiciaire est devenue un processus légal, nous vous demandons d’avoir le courage de l’accepter et de dire la vérité comme l’a fait l’hodjatoleslam Hashe ;i Shahroudi.
  • La constitution de la république islamique ne déclare-t-elle pas que l’on est libre de s’assembler et de marcher sans armes, si l’on n’est pas opposé aux principes islamiques ? Si c’est bien un article de la constitution, alors vous devez le respecter. Sinon, pourriez-vous déclarer publiquement que la loi n’existe pas dans ce pays pour que les citoyens iraniens puissent faire quelque chose pour leur sombre destin ?

Les étudiants de l’université de Chiraz rencontrent la famille de Madjid Tavakoli.

http://persian2english.com/?p=11026

Un groupe d’étudiants de l’université de Chiraz rencontrent la famille de Madjid Tavakoli

Pendant cette réunion, les étudiants ont parlé de Madjid Tavakoli comme de leur frère. Ils ont déclaré que la répression, l’arrestation des étudiants et les calomnies éhontées étaient contraires aux lois islamiques et à la constitution iranienne.

La famille de Madjid Tavakoli a informé les étudiants qu’elle était sans nouvelles de lui et que les autorités refusaient de répondre sur son état de santé. La famille a également fait état de son mécontentement concernant l’interdiction des visites.

La famille de Madjid Tavakoli a déclaré qu’elle considérait tous les étudiants comme ses propres enfants. Elle a ajouté qu’actuellement les étudiants n’étaient pas les seuls à être dans le flou et sous contraintes, que d’autres groupes étaient également soumis à des maltraitances. Ils ont exprimé l’espoir que la paix, la sécurité et la liberté reviennent dans la société dans un futur proche et que tous les prisonniers politiques retournent au sein de leurs familles.

Les étudiants ont loué la résistance de Madjid Tavakoli et l’ont traité de membre le plus résilient du mouvement étudiant. Ils ont prie Dieu pour la libération de Madjid.

La mère de Madjid Tavakoli parle: « Personne ne déplore la grève de la faim de Madjid »

RAHANA Madjid Tavakoli a commencé une grève de la faim le 23 mai 2010 pour protester contre son transfert à l’isolement.

Dans une interview avec le site Web d’opposition Jaras, sa mère a dit qu’en tant que mère, il lui est insupportable d’être témoin de la souffrance de son fils même si elle connaît la persévérance de Madjid. « Mon fils n’est pas un politicien ni un artiste. Personne ne voit nos larmes et je pense qu’aucun politicien n’a entendu parler de sa grève de la faim. »

Citant les grèves de la faim de Panahi et de Nourizad et le soutien international qui s’en est suivi et qui a causé la réaction rapide du procureur de Téhéran, Madame Tavakoli a dit : « Mon fils est un étudiant ordinaire et apparemment, aucun politicien ne veut parler en sa faveur au procureur et la justice ne veut pas non plus entendre la voix d’une mère qui a attendu des mois avant de s’adresser aux médias. Je n’ai d’autre choix que de demander au peuple de venir à notre aide. »

Madame Takavoli dit que son fils n’est pas un artiste mais qu’il connaît l’art de tenir ses positions puisqu’il n’a rien fait d’illégal, elle ajoute qu’il paie pour sa persévérance.

Madame Takavoli, qui n’a rien mangé depuis qu’elle a appris la grève de la faim de Madjid, dit qu’elle continuera sa grève de la faim à la maison.

A propos du récent voyage des trois mères des randonneurs américains emprisonnés, Madame Tavakoli dit que leur bonheur était comme le sien : « Je ne souhaite à aucune mère d’être séparée de son enfant. Je suis heureuse de les voir rendre visite à leurs enfants dans un hôtel, mais ce même doit a été refusé aux mères de prisonniers iraniens. »

Madame Tavakoli est inquiète pour Madjid qui souffre de problèmes pulmonaires et dit que le refus de boire de son fils créera une dangereuse attaque contre son système nerveux. « Madjid est allé plusieurs fois à l’infirmerie de la prison plusieurs fois en raison de son état. Les docteurs d’Evine savent parfaitement qu’il n’est pas en bonne santé physique. »

Elle a aussi parlé  de l’appel téléphonique de Mehdi Karroubi et ajouté que Karroubi était le seul à l’avoir appelée et qu’elle espérait que d’autres politiciens suivent l’exemple de Karroubi.

A la fin de l’interview, Madame Tavakoli a déclaré, la voix brisée, que jusqu’à hier elle avait plaidé pour la défense de son fils mais qu’elle avait reçu la réponse à ses appels quand son fils a été transféré à l’isolement. « Vous avez enfermé un étudiant sans défense à l’isolement parce que vous savez que Madjid n’a pas de soutien politique ou international capable de propager ses protestations et de sa grève de la faim. Laissez-le retourner en prison, au moins faites quelque chose pour qu’il arrête sa grève de la faim. Maintenant que je sais que votre justice ne s’applique pas aux mères iraniennes, je ne vous demanderais pas de le relâcher mais juste de préserver sa santé.